Chapitre 4
Vus nos têtes, Loucas devine rapidement que quelques choses ne va pas avec cette rédac'. D'un simple regard, Axelle me demande si je veux le lui dire. Avant, je préviens Loucas qu'il ne doit pas me regardé autrement que maintenant, que je reste la même Anali mais surtout que cela reste entre nous trois. Il hoche la tête, gardant tout de même de l'inquiétude dans le regard.
Axelle : Cette lettre ... Anali pourrait l'envoyé à cette petite Lili mais comme elle le dit, elle est née l'année passé, elle est donc trop petite pour l'instant. Tout est vrai, de la coloc' chiante en passant par l'accident à l'adoption, tout ... malheureusement.
Je n'ai pas quitté Loucas des yeux. Son regard rivé sur Axelle, sa bouche entre ouverte, ses poings resserrés, ses épaules relâchées ... Mon c½ur accélère, il faut qu'il dise quelques choses où je vais exploser. Quelle qu'elle soit, j'ai besoin d'une réponse, d'un geste, n'importe lequel mais vite.
Sa bouche se referme d'un geste vif. Sa tête tourne dans ma direction, je déglutis difficilement. Il cligne des yeux une fois, deux fois ... ses lèvres s'étirent en un petit sourire.
Loucas : Tu peux me faire confiance
Je lâche un soupir de soulagement, relâche mes muscles qui s'étaient contracté à l'attente de sa réponse. Cette phrase me fait tout simplement un bien fou.
[...]
Je déjeune, comme tous les matins, dans le silence en compagnie de mon père. Ma mère travaille de nuit comme sage femme, elle ne quitte qu'à 8h.
Monsieur prépare sa valise pleine de papiers pour le boulot. On sonne à la porte, il est évidemment plus rapide que moi pour aller ouvrir à Bill. Il pose mon sac sur le dos de mon fauteuil et me lance le « Bonne matinée » habituel. Tom ne dis pas un mot alors que son frère ne cesse de parlé, comme tous les matins, la routine s'installe déjà. Cette routine qui vous fais revivre chaque jour le même scénario et qui ne donne pas envie de se lever le matin.
Moi : Je suis pas là cette après-midi au fait.
Tom, enthousiaste : Bonne nouvelle !
Bill, Ok, mais pourquoi ?
Moi : Ho je ... rendez vous chez le dentiste !
Monosyllabe d'approbation de la part de Bill tandis que Tom me lance un regard qui me traite de menteuse. Prise sur le fait.
Arrivé dans l'enceinte du lycée, Loucas me rejoint et m'accompagne au bureau des surveillants. Je sors mon carnet de correspondance pour le donner à Jules.
Jules : Médical ?
Moi : Visite de contrôle à l'hôpital.
Il hoche la tête et me rends mon carnet après l'avoir signé. Je parle un instant avec lui, jusqu'à ce que la sonnerie stridente se fasse entendre à vraie dire.
[...]
Cours d'allemand, dernier de la matinée, dernier de ma journée. Je préviens mon prof que je ne serais pas là aux cours de l'après-midi.
Mr Listing : Tom ! Tu prendras les devoirs de ta camarade.
Tom : He mais j'suis pas son larbin !
Mr Listing : Merci à toi, c'est gentil ^^
Tom : Bah voyons !
Je n'ose même pas me retournée, sachant déjà le regard noir qu'il doit me lancé.
Je n'écoute pas ce cours, je parle avec Loucas, lui explique ce que je vais faire à l'hôpital, que je ne sais pas pourquoi j'ai menti aux Kaulitz mais aussi que ça me fait du bien qu'il soit là pour moi.
[...]
Je suis sur la route pour mon ancienne ville, celle où a eu lieu l'accident, là où Gabriel est mort, là où Lili est née ...
C'est clair, cette ville me fou le coup de blues.
L'hôpital en lui-même n'a pas changé, toujours cette odeur insupportable, ces salles d'attentes bondées, ces personnes qui pleure et d'autres folles de joie ... j'en passe.
Je fais des radios, prise de sangs et j'attends, encore une fois. Le vendredi est le jour des rendez-vous pour les mineurs. Dans la même salle que moi et mes parents, de nombreuses familles. En face, une fille entourée de sa mère et son frère sûrement. Elle n'est pas dans un fauteuil normal, dans le dos, une barre de fer tient l'anneau qui passe quatre genres de clous sans la tête pour la tenir droite. Problème de dos.
Sur le côté, un jeune couple et un bébé, un bébé dans un lit, un bébé qui respire avec une bouteille d'oxygéne.
Mon cas est presque anodin comparé à ce qu'il m'entoure.
Secrétaire : Mademoiselle Hosten !
On entre dans une petite pièce. Il y a une table de consultation, un bureau et les cadres de radiologie. Mon chirurgien est occupé de regarder mes radios. Il sert la main à chacun d'entre nous. Ses mains qui sont allés trifouillé dans tellement de corps ...
Il explique que ma jambe gauche à l'air de se remettre correctement. Il me fait des tests. Ma jambe droite n'a toujours aucun réflexe, je ne la sens pas, c'est tout.
Docteur : La gauche a gagné en souplesse, c'est bien ça !
Forcément qu'elle gagne en souplesse, à cause de Tom, a force de l'attendre debout sur la béquille.
Il parle à mes parents avec des mots trop techniques pour moi. Il nous donne un nouveau rendez-vous dans six mois, d'ici là, je dois continuer d'utiliser mes béquilles pour muscler ma jambe gauche.
Il est 16 heures, on rentre chez nous, enfin. Rien que de venir me mets le moral à plat et resté encore serait insupportable.
Ma mère travaille à 21 heures, mon père est à une consultation à domicile chez une femme dépressive. Elle a perdue son bébé et elle vient d'apprendre que son homme la trompe depuis le début de leur mariage ...
Nuria : Tu veux faire quelque chose chérie ?
Moi : On peut aller en ville ? Je dois m'acheter un album pour mon cours de musique !
Elle sourit, sûrement contente que je reprenne goût à la musique. Mes parents m'ont toujours encouragés dans cette voix là. D'ailleurs, l'inscription à l'école de musique pendant ce fameux été, c'était eux qui en avait eut l'idée. Et pour tout dire, maintenant, ils s'en veulent. Si je n'avais pas été je n'aurais jamais connu Gabriel, je ne serais pas tombé enceinte et ce foutu accident ne serait jamais arrivé ! Les larmes me montent aux yeux mais je me retiens, pas devant ma mère, surtout pas.
Elle se gare devant un magasin : Listen Please !
J'hoche la tête en signe d'approbation, elle me sourit, coupe le moteur, sort de la voiture, déplie mon fauteuil et m'aide à sortir. Elle m'aide à entrer dans la boutique mais reste dehors, elle fume sa clope qu'elle attend depuis que l'on est entré à l'hôpital. Une jeune fille blonde est au comptoir, je ne vois pas son visage, seulement qu'elle a un début de dreads et plusieurs atebas de différentes couleurs. Il y a une petite marche et c'est pas mon fort ... j'arrive pas à les monté >_<
Moi : Beh'jour !
Elle lève la tête. Elle est belle, ses yeux marrons ne sont pas maquillés, un petit nez retroussé, un piercing à la lèvre comme Tom, au labret, à l'arcade et juste en dessous de son ½il. J'adore. Elle me sourit, des fossettes se forment sur ses joues rosies.
Elle : Salut !
Elle fait le tour du comptoir et sans que je ne demande rien, m'aide à grimpé la marche. Je la remercie, la musique qui passe est du vieux hard rock. Le magasin est immense, vinyles et Cd se mélange, DVD musical, biographie de groupe célèbre telle que Led Zeppelin, Nirvana. Je vais dans le rayon des nouveautés, cherche « Paramore » mais ne trouve pas.
Elle : Tu cherches quelques choses de précis ?
Je lève la tête et la voit à côté de moi, je lui explique ce que je veux et pourquoi. Elle me dit qu'elle aussi prenait des cours de musique dans le même lycée avant mais que l'ancien prof était une vraie pourriture.
Elle : Le prof actuel ... c'est mon p'tit copain en fait ^^'
J'ouvre grand les yeux, finalement, en y réfléchissant bien, ça ne me choque pas tant que ça. Les opposés s'attire dit-on. Elle me donne l'album « Riot ! » Le dernier du groupe que je cherchais, je regarde au dos, la chanson proposée par Bill est bien là. Je vais au comptoir, paye.
Elle : Moi c'est Charlie !
Moi : Anali ^^
Charlie : J'espere à bientôt !
Moi : Moi aussi =D
Elle m'aide à redescendre cette foutue marche et me sors de la boutique, la mère me sourit en voyant que j'ai trouvé ce que je voulais.
[...]
La chanson, je l'apprécie vraiment, la chanteuse de ce groupe à une voix terrible que j'aime beaucoup. Le rythme de la chanson est rapide et les paroles sont bien. Un défi que je vais relevé. Je commence la chanson mais rate le début. Je la repasse, des dizaines de fois, m'arrêtant pour noter des choses en cours de route. Il me faudrait la joué à la guitare seul mais je ne sais pas en joué, pourtant j'en ai une mais j'y arrive pas. J'arrête la chanson, essai seul.
I'm in the business of misery,
Let's take it from the top.
She's got a body like an hourglass that's ticking like a clock.
It's a matter of time before we all run out,
When I thought he was mine she caught him by the mouth.
I waited eight long months,
She finally set him free.
I told him I can't lie he was the only one for me.
Je m'arrête, roule jusqu'à la porte et en l'ouvrant je découvre Tom accroupie à mes pieds. Il devait sûrement être contre la porte. Il me sourit niaisement.
Tom : Je t'apporte tes devoirs !
Moi : Entre ...
Il se relève, ferme la porte derrière lui. Il m'explique ce qu'ils ont fait cette après-midi, qu'il a pris une place pour moi parce qu'il y a une pièce de théâtre lundi soir. Je le remercie et attends qu'il parte mais il me bloque et finit par s'asseoir sur mon lit.
Moi : Quoi ?
Tom : Tu veux que je t'accompagne à la guitare sur Misery Business ?
Je secouai la tête, je ne veux pas qu'il m'aide, je dois me débrouiller seule.
Tom : Bill m'a aidé niveau chant, j'peux juste t'aidé ... ça ira peut-être mieux, non ?
Il me sourit, se lève et squatte mon ordinateur. Il va sur un site de guitare et sors la partition de Misery Business. Il reste bloqué quelques minutes à lire cette feuille
Tom : T'as une gratte ?
Je lui montre le derrière de mon lit, il sort ma guitare noir, customisée de mes mains avec des autocollants, coups de marqueurs et autres, de son étui.
Il commence les quelques notes, je le laisse faire la chanson entière, révisant les paroles de mon côté que je commence à connaître par c½ur.
Tom : Prête ?
J'hoche la tête, nous commençons la chanson mais je m'arrête rapidement, m'étant trompé sur les premières phrases. Il faut que je me débloque pour y arriver. On recommence à plusieurs reprises, soi lui ou moi qui se bloque sur quelques choses. On s'énerve l'un contre l'autre alors que le problème vient de nous seul. On ne fait pas assez d'effort, je crois.
Les yeux fermés, les paroles sortent naturellement de ma bouche, juste avant le refrain j'ouvre les yeux et vois Tom me sourire sincèrement, mes lèvres s'étire, il rie puis se reconcentre sur la partition. Dire que ce petit moment de complicité me déplait serait un mensonge énorme. Fin de la chanson, il se s'arrête pas et continu en faisant le dingue sur ma guitare. Je ne peux m'empêché de rire.
Nous recommençons plusieurs fois sans arrêts de façon à bien me l'imprégner dans la tête.
Après cette petite repet', il reste, nous parlons musique. Je lui parle de mes goûts musicaux, depuis quand ma passion pour le chante existe et pourquoi. Lui de son groupe, ses goûts et son histoire avec ses guitares dont une fameuse Gibson. On peut dire qu'on fait une trêve, on se confie nos passions et je ne fais pas ça avec tout le monde, faut le dire...
Nous sommes assis l'un à côté de l'autre dans mon lit contre le mur. Un gros blanc s'installe. Je tourne la tête vers lui, il me regarde dans le blanc des yeux. Son regard baisse sur mes lèvres. Je déglutis. Son visage s'approche du mien, je suis comme incapable de bouger. Ai-je envie de ce baiser avec lui ? Oui.
Je m'approche à mon tour. Ses lèvres frôlent les miennes, je souris un peu, il joue puis pose délicatement ses douces lèvres sur les miennes. Un baiser tendre s'engage. On sourit dans notre baiser.
On recule, se regarde yeux dans les yeux et on finit par se rendre compte de ce qu'on vient de faire. On bloque.
Tom, paniquant : Mon frère, m'attends, à lundi !
Il part sans me dire un mot ni m'adressé un regard de plus. La porte de ma chambre claque.
J'ai embrassé Tom Kaulitz, celui que je déteste depuis le début.
Voilà [ihii]
Question : Est-ce que vous assumez votre fan-attitude envers nos Tey Hach' ?
Si non, pourquoi ??
Ma réponse : Moi j'assume, d'autant plus que plusieurs de mes potes aiment, pour ce qui critique mais on les emmerde profond >___< !!! J'voulais demandé parce qu'il y en a qui le cache et je comprend pas pourquoi. Mais d'après vos com's, ils ne sont pas nombreux !
A bat les anti-th et vive TeyHach MDR